Points à préciser

Les ponts thermiques

L’un des points importants de la RT 2012 est de garantir une enveloppe isolante performante afin de limiter les besoins en énergie des bâtiments. Cela implique notamment le traitement des ponts thermiques. Avec l’amélioration de l’étanchéité et de l’isolation thermique des bâtiments, les ponts thermiques représentent 30 à 40% des déperditions thermiques totales d’un bâtiment. Il est impératif de les traiter.

Un pont thermique est une zone qui, dans l’enveloppe d’un bâtiment, présente une variation de résistance thermique. Il s’agit en fait d’un point où la barrière isolante est en faiblesse.

À cause de cette rupture de l’isolant, la température à la surface du plancher est très inférieure à celle de l’air ambiant. Avec la RT 2012, les constructions sont devenues étanches à l’air, et l'étanchéité  ajoutée à cette différence de température crée de la condensation sur les parois froides.

 On peut observer l’apparition de moisissures due à cette condensation à l’intérieur des locaux. 

                                                                                     

Pour traiter les ponts thermiques il existe des techniques suivant le type d’isolation:

  • En isolation thermique par l’intérieur, l’un des moyens est la pose de rupteurs de ponts thermiques entre les jonctions dalle/mur extérieur, dalle/balcon et mur de refend/mur extérieur.
  • Il s’agit d’un dispositif structurel permettant d’offrir une complète isolation à une structure. Il est composé d’un boitier isolant et de barres en acier qui reprennent les sollicitations de la structure. Un autre moyen est l'utilisation de béton léger structurel, plus isolant qu'un béton classique, pour la réalisation des façades.
  • L'isolation thermique par l'extérieur consiste à couvrir le bâtiment d'une enveloppe d'isolant qui permet de supprimer les ponts thermiques.

La consommation d'énergie

La consommation s'exprime en énergie primaire, c'est-à-dire en énergie consommée dans la nature pour produire l'énergie réellement consommée dans le bâtiment.

La conversion d'énergie primaire en énergie finale est forfaitaire : par exemple 1 kWh électrique = 2,58 kWh d'énergie primaire ; 1 kWh hydrocarbure = 1 kWh d'énergie primaire ; 1 kWh bois = 1 kWh d'énergie primaire

Les consommations prises en compte ne sont pas les mêmes (en maison individuelle, on prend en compte le chauffage, la climatisation, la ventilation, la production d'eau chaude sanitaire, et l'éclairage).

Le  CEP est la quantité d'énergie primaire consommée en un an, rapportée à la  SHON (Surface Hors Oeuvre Nette). Elle est calculée en fonction du niveau d'isolation du bâtiment (Bbio), des performances des équipements de la maison, des conditions climatiques locales, et selon un scénario d'utilisation du bâtiment au cours d'une année. (CEP en kWh/m²/an)

Quelques autres exigences sont vérifiées à chaque étude thermique mais sont secondaires.


Les Zone climatique

La France est répartie en huit zones climatiques, qui sont regroupées en trois zones d'hiver (période de chauffage) : H1, H2 et H3, et quatre zones d'été (période de non chauffage) : a, b, c et d

Coefficient de rigueur du climat

Le coefficient de rigueur climatique est en fonction de la zone climatique.

 Il varie  de 0,8 (sur la Méditerranée) à 1,3 (Nord de la France). Ce coefficient est augmenté de 0,1 si l'altitude du bâtiment est comprise entre 400 et 800 mètres, et de 0,2 si l'altitude du bâtiment est supérieure à 800 mètres.